Frédéric Lefebvre, qui êtes-vous ?

Key Account Manager pour le Nord-Est d’une entreprise d’autocar, j’ai découvert la marche nordique à 38 ans à la suite d’un accident de moto en 2008. J’ai eu tout le côté gauche touché et j’ai mis un an pour remarcher normalement. Mon médecin sportif m’a alors recommandé de me mettre à la marche nordique.

Je n’étais pas très convaincu au début quand j’ai commencé, mais j’ai vite attrapé le virus ! J’ai débuté tout seul, puis je suis allé dans différents clubs qui ne me convenaient pas (pas assez sportif pour moi, trop éloigné de mon village de Billy-Berclau qui est près de Lens, etc.). Du coup, après m’être formé comme coach de marche nordique (BF1 et BF2) auprès de la FNSR (Fédération nationale du sport en milieu rural), j’ai décidé de créer en 2017 mon propre club : Billy-Berclau Nordik Walk Association (BBNWA).

Comment fonctionne le club BBNWA ?

Je suis impressionné par le nombre de personnes qui ont adhéré au club et leur dynamisme me porte ! Aujourd’hui le BBNWA (voir page Facebook) compte 180 adhérents avec une majorité de personnes ayant entre 40 et 60 ans : le plus jeune a 10 ans et le plus ancien 72 ans. Nous avons formé différents groupes de niveaux sur le modèle des pistes de ski : vert pour les débutants et le sport-santé (5,5 km/h, 10 km au maximum), bleu (maîtrise du geste, 6 à 7 km/h), rouge (sportif, plus de 7km/h, entre 10 à 20 km avec du dénivelé) et noir (trail et ultra-trail).

Grâce à son fonctionnement bénévole, le club peut proposer 5 séances par semaine toute l’année pour 45 euros. Nous avons formé des animateurs pour encadrer : ils seront 10 titulaires des diplômes PSO1 et BF1 début 2021. L’idée est de lutter contre la sédentarité par le sport.

Pourquoi vouloir faire de l’ultra-trail ?

Le déclencheur est de toujours vouloir repousser ses limites. J’ai commencé par faire des 20 km, des 100 km, puis l’Half Marathon de Fuerteventura aux Canaries (120 km en trois étapes) que j’ai effectué en septembre 2019. Cette année, je devais faire le Semi-marathon des sables au Pérou et une course en Islande, deux épreuves qui ont été annulées.

Du coup, j’ai décidé de me lancer un défi personnel : parcourir cet été le chemin de pèlerinage Via Francigena qui relie Canterbury (Angleterre) à Rome (Italie). Cette Via Francigena ou voie Francigène en français, passe également par la France et par la Suisse. Elle correspond au tracé du GR145 homologué par la FFR (Fédération française de randonnée). Sa longueur totale est de 1 700 km.

Où en êtes-vous de votre défi Via Francigena ?

J’envisage de réaliser la Via Francigena en deux fois pour des questions de timing : de Canterburry au col du Grand-Saint-Bernard en Suisse (2850 m d’altitude, point culminant du circuit), soit 1000 km, puis les 700 km restants du Grand-Saint-Bernard jusqu’à Rome. Je prévois de faire entre 30 à 35 km/jour à une moyenne de 5 à 6 km/h, ce qui me ferait pour la première partie du trajet environ 1 mois, correspondant à mes vacances.

Je serai en semi auto-suffisance (camping avec un hôtel une à deux fois par semaine) avec une remorque de randonnée pédestre que je vais tirer pour éviter d’avoir un sac à dos qui bloque les épaules. Le timing idéal serait de débuter en juillet 2021, mais rien n’est encore fixé en raison des incertitudes liées à l’évolution de la pandémie du Covid-19. Pour me préparer, j’ai prévu lors du déconfinement plusieurs déplacements de plus de 100 km pour tester et éprouver le matériel et mes capacités physiques.

Cherchez-vous des sponsors ?

Oui toujours ! Une cagnotte a été mise en place pour soutenir ce projet (voir lien). Des mécènes et des sponsors se sont également manifestés, mais je reste toujours preneur de nouveaux soutiens pour ce challenge qui vise aussi à promouvoir le sport pour tous pour lutter contre la sédentarité !

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